
Abou Simbel, Alexandrie, Assouan, Edfou, Gizeh, El Gouna, Hurghada, Kom Ombo, Le Caire, Louxor, Port Saïd, Saqqara, Sharm el-Sheikh, Thèbe

L’Egypte est à surprendre au petit matin, encore endormie, dorée, silencieuse, émouvante. Le jour levé, il sera trop tard. Elle aura perdu sa magie dans la cohue des cars de tourisme et de tout ce qui, inévitablement les accompagne, les précède et les suit...
Derrière nous les pyramides s’imbriquent en une seule masse géométrique posée au bord du ciel. Un univers de cailloux. Personne. Rien que le vide pendant d’interminables kilomètres. Et tout au loin, un mirage. Mais un mirage qui se rapproche! des arbres, de l’eau courante, une campagne verte, du "bersim"(c’est le trèfle)à l’infini. Des fillettes rieuses à la fontaine. Un véritable paradis! On moissonne. C’est à la faucille. On bat le blé‚ au fléau, et on le lance au vent qui séparera la paille du grain. Le buffle aveuglé tourne dans la noria. Rien n’a changé‚ ici. Insolite, surprenant, s’étale le lac Qaroun, qui ressemble à une mer grise et écumeuse, et lance des embruns salés sous les assauts du vent. Les enfants sur la grève, ramassent de minuscules coquillages dont ils feront des colliers. Les barques vivement colorées s’entrechoquent à la chaîne. Ce lac est peu profond- 4 à 5 mètres, pas plus- et de l’autre côté se situent les ruines de Dimeh. Une petite auberge -où l’on mange bien- organise la traversée. Retour au Nil par Beni Suef, Sennouris, joli village perché sur une colline, et El-Fayoum, ville grouillante, encombrée de charrette, d’ânes, et de voitures, très charmante malgré toute sa poussière. Le musée vaut qu’on s’y arrête. Dans les environs proches, quelques pyramides difficiles à visiter : la pyramide d’Amenemhat III, de Sesostris II, de Meidoum. Dans les villages de superbes pigeonniers hérissés de perchoirs, ressemblant aux pylônes des temples. Ce sont "les châteaux de pigeons" ces oiseaux "qui dévorent l’Egypte et n’appartiennent à personne" écrivait un voyageur en I869...
Des garçonnets ramènent leurs troupeaux de gamouses abandonnés des pique-boeufs, tandis que le soir descend avec une grande douceur. Longeant le Nil au petit matin, c’est toute une vie familière que nous surprenons: les villages se succèdent, reflétés dans l’eau où déjà lavent les femmes la vaisselle et le linge. Plus haut, c’est un homme qui étrille son cheval, brosse à la main et tous deux immergés jusqu’au cou. Plus loin encore, c’est une charogne gonflée qui dérive au fil du courant. La route est surchargée de camions, de charrettes, de transports brinquebalants . Chacun va au travail, les hommes aux champs, les enfants à l’école... Les fellahs tirent l’eau à l’aide de la sakieh et du chadouf. Sous des abris de paille on se désaltère aux cruches municipales, remplies tous les matins d’eau fraîche. Traversant le Nil à Mallaoui par le bac, on peut voir l’étendue désertique qui fut la merveilleuse Tell al Armana, construite par Akhénaton, époux de Néfertiti, instigateur de la religion du dieu unique et solaire Aton. Non loin se trouve les carrières d’albâtre. Ici, la vallée se rétrécit entre les montagnes, et le soleil sombre vite dans un paysage or et rose, vert sombre et violet. "La sécheresse absolue de l’atmosphère produit des tons d’une couleur et d’une délicatesse sans pareille; les matinées et les soirées sont ravissantes" écrivait Renan.
A Assiout commence la Haute-Egypte. Grande ville universitaire, Assiout était le point d’arrivée des caravanes venues du Soudan apporter les épices, les ivoires, les parfums et les plumes d’autruches. Elle reste un marché et un centre artisanal très vivant. C’est ici, dans la tombe de Nesehti, gouverneur militaire, qu’on découvrit quantité de petites figurines de bois représentant les compagnies d’infanteries lourdes et légères, armées de pied en cap, qu’on peut admirer au musée du Caire. 335km nous séparent de Louxor. Nous découvrons Abydos, le temple de Sethi Ier, aux admirables fresques; Denderah, dédié à Hathor déesse de l’amour. Nous jouons aux dominos avec le patron du petit café en buvant des cocas. Nous rions de voir les enfants tous nus et luisants plonger et s’ébattre dans le Nil. Louxor est superbe. On y rêve et on y flâne. L’artisanat traditionnel est séduisant. Le vieil hôtel "Old Winter" a conservé un peu de son charme britannique. Après le son et lumière de Karnak, nous retrouvons l’équipe fran‡aise qui, sous la houlette de J-C Golvin, travaille au IXème pylône, dont on sait qu’il était constitué de "talata", blocs de réemploi, provenant des constructions du pharaon réformateur Akhenaton. Un travail passionnant et considérable dont le superbe petit musée de Louxor donne un bon aperçu. Tandis que la foule s’empile à l’entrée de la tombe de Toutankhamon où ne reste plus grand chose à voir, nous nous glissons dans les plus secrètes: Sethi Ier, Aménophis II, Thoutmosis III, sobres et superbes. Mais nous reviendront sur cette rive des morts plusieurs jours de suite, tant sont belles et émouvantes les diverses expressions de cette éternité. Du haut de la montagne thébaine, le paysage s’étend, immense, jusqu"au Nil verdoyant. En contrebas, le Deir-el-Bahari, temple créé par Senmout pour la reine Hatchepsout.
Intégrée à la falaise, il est d’une harmonie parfaite. Assis en compagnie de Souhad sur le pas de la porte de sa demeure nous contemplons le soir qui tombe. Nous sommes à Nagada, village copte, habité par des menuisiers et des tisserands. Notre hôte ressemble à Joseph et sa femme à Marie. Une atmosphère très biblique se dégage de cette pièce calme, où trône l’établi, sous l’image de la Sainte Famille, tandis que ronronne le métier qui tisse de larges bandes de soie rose, noire et jaune d’or, souples et brillantes destinées au Soudan. Plus tard ce sera Assouan. Et son fort beau petit musée des antiquités nubiennes. Avec Farouk nous visiterons les îles, dont l’Eléphantine où nous prendrons le thé‚ dans sa famille. Le soir, après l’exquise balade en felouque, tandis que le rose vibrant envahit peu à peu le ciel et tourne à la nuit noire, nous partagerons la fête locale et les falafels. Puis ce sera Abou Simbel, d’un coup d’aile, et ses deux temples inoubliables, bouleversants dans cet immense désert, où, plus bas s’étale le lac Nasser, immense retenue d’eau douce qu’entoure le désert: pas un arbre, pas un village, pas une miette de végétation, on se demande pourquoi...Dorment ici, au fond de l’eau, trente trois villages nubiens, dont les hommes autrefois pasteurs paisibles et heureux sont aujourd’hui serveurs dans les hôtels un peu partout. Il faut absolument s’arranger pour passer au moins une nuit à Abou Simbel. L’avion qui emmène et ramène sa fournée de touristes toutes les deux heures vous accorde très peu de temps. Tout se fait au pas de course, et c’est insupportable. Nous restons loin derrière les autres afin de voir ces temples dans leur totale solitude, dorés par la lumière. Quelque chose d’indicible.| Le 20/06/2008 |
L’Institut du monde arabe à Paris à rendu hommage lors de l’exposition La quatrième pyramide\, pour la première fois, à la chanteuse égyptienne Oum Kalsoum, le 16 juin 2008."""""";2008-06-20;1;Personnages Egypte;81 138;Sylvie;autre;s.dagenais@videotron.ca;Bonjour, Je vous écris du Canada. Quel texte rempli du bonheur de voyager. Je planifie un voyage en famille pour novembre 2008 et j'aimerais beaucoup pourvoir communiquer avec vous. Est-ce possible? Merci pour ce beau texte qui m'a fait voyager pendant quelques instant.;2008-06-20;1;Voyages Egypte;83 138;Sylvie;autre;s.dagenais@videotron.ca;"Bonjour, Je vous écris du Canada. Quel texte rempli du bonheur de voyager. Je planifie un voyage en famille pour novembre 2008 et j'aimerais beaucoup pourvoir communiquer avec vous. Est-ce possible? Merci pour ce beau texte qui m'a fait voyager pendant quelques instant. Par moitib (France) |
| Le 20/06/2016 |
Bonjour, Je vous écris du Canada. Quel texte rempli du bonheur de voyager. Je planifie un voyage en famille pour novembre 2008 et j'aimerais beaucoup pourvoir communiquer avec vous. Est-ce possible? Merci pour ce beau texte qui m'a fait voyager pendant quelques instant. Par Sylvie (autre) |
| Le 20/05/2008 |
En effet cela donne envie d'adopter ce type d'initiative pour parcourir, ce pays que je connais déjà très bien, sous un autre regard ! Question : comment contacter le créateur de ce site pour lui envoyer un article ?? Merci pour la réponse, mon mail est : ousermatrera [@] yahoo.fr, christophe Par chris (France) |

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