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Le Temple de Louxor
Louxor au coeur de la ville est le temple
le plus proche des bateau. Elevé sous Aménophis III (XIVe
siècle av. J.- C.) et Ramsès II (XIIIe siècle av.
J.- C.), le temple de Louxor ne servait en fait qu'une fois l'an lorsque
les statues des dieux thébains étaient sorties du temple
d'Amon à Karnak pour célébrer Opet, la fête
du Nouvel An. Le cortège empruntait alors le dromos, voie triomphale
longue de 2,5 km bordée dit-on de 700 sphinx à tête
humaine, aujourd'hui en grande partie enfoui sous la ville nouvelle.
Le dromos réapparaît juste à temps pour accueillir
les visiteurs à l'entrée du site et les accompagner aux
pieds de l'impressionnant pylône de Ramsès II gardé
par trois colosses du pharaon. L'obélisque parisien doit se sentir
vraiment seul depuis qu'il sait que jamais il ne rejoindra son alter
ego Egyptien. En 1980, la France a en effet renoncé à
ce cadeau offert par Mohammed Ali en
1831, mais il est toujours
là !
La vaste cour de Ramsès II est dominée par le minaret
de la mosquée Abou el-Haggag. Illusion d'optique, mirage de l'histoire,
puissance de la foi, la mosquée apparaît comme suspendue
dans les airs portée par les colonnes millénaires en forme
de papyrus. Partout sur les murs, des scènes racontent le déroulement
de la fête d'Opet, la procession des barques solaires, le rituel
compliqué et fastueux lié à cette cérémonie,
unique moment de l'année où le peuple pouvait voir les
statues des trois dieux thébains Amon, Mout et Montou.
En 1989, une mission archéologique américaine venue sonder
les fondations dans la cour d'Aménophis III y a découvert
une cache souterraine renfermant vingt statues extraordinaires. Essayez
de renouveler l'exploit en tapant du pied, en rêvant qu'un son
clair annonciateur de salles secrètes et de trésors enfouis
qui, soudain, jailliraient du sol.
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