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Giovanni Battista Belzoni
Giovanni Battista Belzoni nait à Padoue en 1778. Ce
fils de barbier fuit l'Italie envahie par les armées
de Bonaparte. Il débarque à Londres vers 1803
et s'y produit comme "hercule" dans les foires.
Aventurier en quête de richesse, il décide de
quitter le cirque. Il part avec sa femme Sarah et de son serviteur
irlandais James Curtinvers pour l'Espagne puis le Portugal.
C'est à Malte que la rencontre avec un agent du gouverneur
du sultan turc va bouleverser sa vie. Suite à cette
rencontre, le trio part pour l'Égypte en 1814 et s'y
installe. Belzoni va tenter sa chance en utilisant ses connaissances
en ingénierie hydraulique. Il y fabrique des pompes
hydrauliques d'un genre nouveau mais elles ne se vendent pas.
Ce nouvel échec voit sa fortune s'évanouir peu
à peu.
Belzoni
se met alors au service de Henry Salt, consul général
de Grande Bretagne, qui lui propose de se rendre à
Thèbes pour convoyer le buste colossal dun pharaon
connu à l'époque sous le nom de Jeune Memnon
(Ramsès II). Pour réussir cette mission, il
doit transporter le buste colossal du pharaon, qui pèse
plus de sept tonnes, du Memnonium (aujourd'hui Ramesseum)
jusqu'à Thèbes, puis de Thèbes jusqu'au
Caire par le Nil.
Dans ses mémoires on lira : " je le trouvais
auprès des débris du corps et du siège
auxquels il été autrefois joint. Le visage était
tourné vers le ciel, et on aurait dit qu'il me souriait
à l'idée d'être transporté en Angleterre".
Le 28 juillet 1815, le buste quitte les ruines du temple,
malgré les pièges tendu par le consul de France
Drovetti. Il arrive sur les berges du Nil le 5 août
et c'est le 21 novembre que le buste quitta enfin Thèbes
à destination du Caire.
Son
goût de l'aventure et l'exploration, entraine Belzoni
à accepter d'être le pourvoyeur d'antiquités
du consul Salt. Les récits de Burckhardt (aventurier
Suisse) le décide à remonter le Nil vers des
territoires peu explorés. Son objectif atteindre Abou
Simbel. Après un passage par Philae,
c'est en 1817 qu'il arrive, à Abou Simbel, devant l'immense
temple au trois quarts enfoui dans les sables . Le 1er août
1817 un petit coin du haut de la porte est enfin accessible,
il pénètre enfin dans le grand temple de Ramsès
II (dont à l'époque on ne connaît pas
encore le nom). Il faudra attendre l'hiver 1818 pour que l'Anglais
Bankes et le Français Linant désensablent la
façade et dressent l'inventaire complet des richesses
s'y trouvant. Le temple d'Abou Simbel entra enfin dans la
légende.
Il
découvre aussi plusieurs tombes royales dans la vallée
des Rois, dont celle d'Amenhotep II, Ramsès Ier,
Aÿ mais surtout celle de Séthi Ier le 18 octobre
1817. Le 2 mars 1818, il ouvre la pyramide de Khéphren
à Gizeh.
Belzoni se passionne de plus en plus pour l'héritage
de l'Égypte antique et note l'emplacement de tous les
objets qu'il emmène sur des plans. En rupture avec
Salt, il entre en conflit avec lui et est obligé d'abandonner
ses fouilles. Belzoni quitte l'Égypte en septembre
1819. Il retourne à Londres puis gagne Paris où
grâce à son talent de mise en scène il
émerveillera les visiteurs avec ses décors grandeur
nature de la tombe de Séthi 1er.
Eternel aventurier, il meurt de dysenterie lors d'une expédition
au Bénin en 1823 à l'âge de 45 ans.
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