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1 Assouan,
dernière frontière
Considérée comme la plus belle ville du Nil, Assouan
est un lieu privilégié. Ici se bousculent des
siècles d'histoire, un fleuve légendaire et un
désert immense. Point de départ de toutes les
croisières sur le lac Nasser voguant à destination
d'Abou Simbel ou descendant le Nil en direction des temples
de Louxor, elle est aussi depuis peu la porte d'entrée
du somptueux désert Blanc et de ses formations minérales
uniques au monde. Située à l'emplacement de la
première cataracte, barrière naturelle infranchissable
pour leurs bateaux, Assouan était la dernière
frontière des Egyptiens, la dernière trace de
civilisation avant la Nubie, ce pays vide, aride, peuplé
de tribus rebelles. Aujourd'hui encore, Assouan reste empreinte
de cette ambiance, de ce mystère que possède toute
ville posée au carrefour du temps et au milieu de nulle
part.
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2 Le mausolée
de l'Aga Khan III
A l'image des princes nubiens, l'Aga Khan III choisit les falaises
d'Assouan pour se faire inhumer. Considéré à
l'époque comme l'homme le plus riche au monde, ce dernier
venait à Assouan pour soigner ses rhumatismes en s'enterrant
jusqu'a la taille dans le sable brûlant. Mort en 1957,
il était le quarante-huitième imam de la secte
musulmane des ismaéliens. Son mausolée, désormais
fermé au public, offre une vue magnifique sur le Nil
et la ville. Le palais des femmes construit à ses pieds
n'a de fenêtres qu'en direction du mausolée pour
que chaque jour elles le regardent et pensent à lui.
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3 Le monastère
de Saint Siméon
Sur la rive gauche du Nil, derrière une colline, se cache
le monastère de Saint-Siméon près du village
de Gharbi El-Assouan. Construit vers l'an 700 et abandonné
au XIII siècle, le monastère reste très
bien conservé. Il était constitué d'un
mur d'enceinte et de quatre bâtiments dont une église,
un réfectoire, un bâtiment dédié
aux cellules des moines. On peut y découvrir des fresques
de style copte. Le seul point faible de ce monastère
était l'accès à l'eau. En effet, il fut
régulièrement assiégé et l'eau,
trop éloignée, manquait souvent. C'est certainement
l'une des raison de l'abandon du monastère.
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4 Les deux
barrages d'Assouan
Le premier appelé aujourd'hui le " petit "
barrage fut construit au XIX siècle pendant la domination
britannique pour réguler les crues du Nil. Il fit disparaître
sous ses eaux une partie de la Nubie. Dans les années
60 un nouveau projet " pharaonique " voit le jour
: la construction (par les Russes) du Saad al-Ali destiné
à remplacer le premier barrage. Le lac Nasser venait
de naître long de 500 km et par endroit large de 30 km.
Le lac noyait cette fois l'ensemble des territoires de la Basse
Nubie mais il a permis de fournir l'eau et l'électricité
nécessaire à l'évolution de l'ensemble
du pays.
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5 Les
villages nubiens
Près de 100 000 nubiens ont été déplacés
dans des villages construits pour eux d'Assouan à Kôm
Ombo. Souvent peintes à l'intérieur comme à
l'extérieur avec des représentations de bateaux,
symboles et drapeaux, ces habitations se distinguent des autres
maisons égyptiennes par leurs décorations très
colorées. Une manière pour eux de perpétuer
leurs traditions et leur culture. Deux sites sont à visiter
pour découvrir la culture nubienne : les tombeaux des
princes nubiens (à côté du mausolée
de l'Aga Khan) et le musée de la Nubie (à côté
de l'hôtel Old Cataract). |
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6 Les rendez-vous
traditionnels
Les Egyptiens ne restent quasiment jamais enfermés chez
eux. Quand ils ne travaillent pas, ils aiment se retrouver dans
les cafés, véritables lieux de vie. Les discussions
entre hommes (car ces rendez-vous sont exclusivement réservés
aux hommes) sont très animées. Ils se racontent
des histoires, parlent politique, boivent le thé, fument
la chicha (sorte de pipe à eau), jouent aux dominos.
Le choix d'un café attitré pour un Egyptien se
fait sur les affinités politiques, professionnelles,
et intellectuelles.
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7 Philae
Sauvé des eaux dans les années 1970, le temple
de Philae est un navire en partance pour l'intemporel. Ses deux
pylônes ressemblent aux cheminées d'un paquebot
et les colonnes du Mammisi en sont les coursives. Isis, maîtresse
des lieux, pleure Osiris, son cher époux enterré
sur l'île voisine de Biga. Le culte de cette femme amoureuse,
repris par les Grecs et les Romains comme en témoignent
les cartouches des empereurs Auguste, Tibère, Caligula
ou Néron et surtout le superbe kiosque de Trajan, sera
le dernier à résister à l'évangélisation.
Au IVe siècle de notre ère, le temple d'Isis deviendra
une église dédiée à Saint Etienne.
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8 La réserve
naturelle d'Assouan
C'est en 1986 que les îles de Salouga, de la Gazelle ainsi
que quatre autres îles sont déclarées réserve
naturelle scientifique. Peuplée d'une faune et d'une
flore extraordinaires cette réserve est, heureusement
pour sa préservation, très difficilement accessible.
Au milieu de ses roseaux le héron cendré, le canard
pilet et l'ouette d'Egypte s'observent facilement. En revanche,
la huppe, l'ibis, l'alcyon pie et la rousserolle stentor se
font plus discrets et il faut souvent faire preuve de patience
pour en apercevoir.
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9 Les souks
Sûrement les lieux les plus visités de l'Egypte,
ces marchés sont l'attraction principale des touristes.
Dès votre arrivée on vous interpelle. Vous serez
appelés selon votre âge Sophie Marceau, Bernadette
Chirac, Zidane, Alain Delon
Tout est fait pour vous décrocher
un sourire. Ensuite vient le marchandage : " moins cher
que gratuit ! ". C'est sûr, c'est une affaire. Les
produits les plus typiques à rapporter sont : les djellabas,
les bijoux en or ou en argent (la croix ankh, profil de Néfertiti,
etc.), les épices (spécialité du souk d'Assouan),
les papyrus, les statues en granit et autre pierres. Le marchandage
fait partie intégrante de la vente c'est une tradition.
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10 Abou
Simbel
Entre 1963 et 1970, quatorze édifices furent sauvés
au prix d'un travail titanesque. Abou Simbel est le plus fameux
d'entre eux. Le temple semble avoir toujours été
là, hiératique au milieu du désert, loin,
bien loin de Thèbes, la capitale des pharaons située
à quelque 1 000 km plus au nord. Difficile de réaliser
que l'emplacement initial se trouve 65 m plus bas sous les eaux
et que chacun des colosses de 20 m de haut a été
découpé et remonté bloc par bloc. Ramsès
II, le génial bâtisseur, n'aurait pas renié
une telle performance. Remonté lui aussi à l'identique,
le temple d'Hathor consacré à la reine Néfertari,
épouse du pharaon, ajoute à la magie du lieu.
Bardés de colosses représentant Ramsès,
ces deux temples semblent garder une porte invisible, celle
de la toute puissance des pharaons face au néant, face
à la barbarie d'une terre sans vie et sans espoir.
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Dans la vallée des Rois, des archéologues américains
ont découvert une nouvelle tombe, à 5 mètres
du tombeau de Toutankhamon. Les autorités égyptiennes
ont officialisé cette découverte le 10/02/2006
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